mardi 1 décembre 2009

ASTORGA à RABANAL le 25/10

Hier soir, dîner chez Gaudi (à recommander), face à la cathédrale fermée car en restauration, très bon et un excellent vin , Rodolphe ne buvant pas de vin j'en ai profité. Auparavant apéritif au salon bar, très select, un quarteron de vieilles dames y jouait aux cartes. Belle albergue privée « Nostra Senora del Pilar », bien vieille, pas mal et le service est bien. Ce matin départ 8h30 sous la pluie pendant 3h30, heureusement sans vent, mon parapluie a été parfait et les chaussures n’ont pas été mouillées. Plaine d’abord puis à partir de El Ganso petite montée tranquille vers Rabanal mais Rodolphe a eu bien du mal à finir avec son pied droit. Platée de nouilles au chouriso et grand 1/2 pour se reconstituer à l'arrivée vers 13h30. Internet sur place. Albergue municipale fermée et 2 hôtels chers. Pas grand chose à faire sauf douche, lessive, pieds, lit, jambes etc... et un pot en passant pourquoi pas !

Demain donc montée de 150m puis ensuite descente sur Molinaseca. C’est après demain que cela sera difficile. En arrivant avons retrouvé T&M qui sont partis très tôt ayant oublié le changement d’heure. A 19h la messe en grégorien à l’église du village, mais ratée.

Vu sur un livre d'or :
Je cherche la lumière, j'ai déjà les ampoules

SAN MARTIN à ASTORGA le 24/10

Retour sur hier soir : en arrivant a l’albergue de San Martin l’odeur était repoussante ; « engrais poisson » dixit Michel ; fayots dit la taulière. Bref cela nous a dissuadé de diner à l’auberge et sommes allés acheter de quoi permettre à M&T de faire une soupe de vermicelles, des coquillettes au fromage et au thon, un yaourt et une pomme. Ce fut fort apprécié avec une San Miguel. Le jeune couple de brésiliens rencontrés à SJPP est toujours là. Après, dodo, mais les filles (de jeunes slovènes, Diacha, Agna et Helen) n’arrêtaient pas de rire et de parler fort. Mais nous n’avons même pas vu la lumière s’éteindre. T&M avaitent pris une chambre à part.
Ce matin on a allumé à 7h !!! Basse vengeance. Petit déjeuner copieux sur place puis départ vers 8h30. Arrêt à Hospital de Orbigo pour prendre un café et reposer les pieds puis 2h plus tard arrêt dans une station service presque en bordure du chemin pour grignoter quelques amandes et boire un schweppes... puis re-départ pour une finale poussive et apercevoir clairement les montagnes de demain. Après un temps gris puis ensoleillé, arrivée à Astorga à 15h avec un franchissement de voie ferrée par une passerelle qui n’en finissait pas. On traverse la ville pour atteidre le gîte. T&M nous abandonnent pour le municipal.


Albergue de SAN JAVIER, privée, pas mal, douche, lessive légère et massage des jambes pour nous deux (5€ jambes et pieds) !!!  ça fait du bien. Petit tour en ville pour acheter de quoi bouloter au petit déjeuner et retour a l’albergue avant d’aller diner au restaurant GAUDI (tarif spécial pour les locataires de l’albergue une très ancienne maison avec des murs d’1m d’épaisseur, des planchers sans âge, les planches pas toujours jointives. J’ai pour voisin un prêtre irlandais (spiritains exerçant à Londres) qui a passé 5ans à MAROUA !!! Rodolphe a toujours mal à son pied mais ne se plaint pas car il veut arriver à Santiago. Il nous reste au moins 11 étapes et environ 260km. Ça vient, on tient le bon bout. Les T&M sont partis le 26 août du Puy !!! Des pèlerins amusants, grands voyageurs, intéressants et contents d'entrevoir le bout du CAMINO.

Les précautions à prendre par le pèlerin :
• Boire avant d’avoir soif,
• Manger avant d’avoir faim,
• Se reposer avant d’être fatigué,
• Dormir avant d’avoir sommeil

LEON à SAN MARTIN de CAMINO le 23/10


Bonne nuit mais réveil par des malades vers 6h. Ce sont en général ceux qui font entre 30 et 45km par jour, il y en a beaucoup. Petit déjeuner copieux sur place et départ vers 7h45. Pratiquement 2h pour sortir de Leon, c’est nul. Enfin, c’est fait à Virgen del Camino (ci-contre) où une vieille dame attend pour nous inciter à tamponner notre credential et où nous prenons un chocolat dans le bar d'en face. Ensuite nous avons suivi la route jusqu’à Villadangos del Paramo terme prévu de l’étape où nous arrivons vers 15h30 et où nous avons bien déjeuné avec T&M. Rodolphe a pu reposer son pied qui n’allait pas bien. Peut-être est-il préfarable de prendre par Villar de Mazarife.
Et puis nous avons décidé de poursuivre jusqu’à San Martin del Camino atteint vers 17h. Comme ça demain pour Astorga, on ne fera que 22km au lieu de 26 et aujourd’hui 24 au lieu de 20. Marre de cette plaine sans fin où on ne peut guère s’arrêter pour poser son sac et se détendre un peu. Ouf, San Martin est là ! on s’arrête à la 2ème auberge privée à gauche à l’entrée de San Martin, 1er abord pas terrible mais pas grand monde et il y a des chambres à 2 lits. On devrait y bien dormir après une sieste réparatrice. Douche et pas de lessive on a tout fait hier. Parcours par temps gris et une toute petite pluie. Ai mis en route le parapluie ça a suffit. Les 4 deniers km il faisait presque chaud. Vivement un peu de montagne pour varier la marche. A part ça tout va bien. Je pense qu’à Astorga je trouverai un Internet plus rapide. Pour diner nous allons faire les courses en "ville". Pour avoir du pain il a fallu aller chercher le boulanger qui était devant son fournil.

Qui vivra verra.

MANSILLA à LEON le 22/10



Leon est en vue et il reste bien 4km à faire.

Partis 8h, bien arrivés ici 5h plus tard. Beau temps sur la route un peu accidentée. Vent et frais. Partis en même temps que le 11 de Rocroi et T&M qui sont bien sympas. Rodolphe semble aller un peu mieux après les manipulations d'un médecin du 11. Le parlement de la province est impressionnant.

Logeons a Santa Maria de Caldacuera (?), donativos en centre ville. Les portes ferment à 21h30. Venons de visiter la cathédrale, superbe. Ce lecteur devant le parlement surprend au premier abord.

Dinons en ville avec T&M et une québécoise. Je viens d'acheter un polaire pour passer les montagnes dont nous apercevions au loin les sommets enneigés, mais c'est pour dans 4 jours, ainsi qu’une paire de chaussettes, une ayant rendu l’âme. Acheté aussi Diprosome j’ai la gratouille aux jambes. Grande lessive automatique (lavage et séchage) faite avec T&M.
Dans le dortoir, les hommes sont d’un côté, les femmes de l’autre et au milieu les couples "normaux". Wladimir, qui est coursé par Francisca, est donc séparé et elle lui fait tout un sac pour changer d’auberge, plutôt rigolo, et Wladimir est un têtu qui n’a pas cédé, son lit est près du mien.
Dîner avec T&M dans un hispano-marocain : ensalada mista et poisson, bof. Internet dans un magasin spécialisé. Édith apprécie le blog tenu par Zouzou.  Soussou qui essaie en vain de la joindre m'envoie des messages sur ma boîte mail car j’ai le portable de ma femme.
Je suis tellement content d’être arrivé à Leon, Rodolphe aussi. C’est une étape de franchie. Les encouragements de Zouzou font du bien, ainsi qu'un gentil message de Béa. Mes pieds vont bien et même si le corps est mis a rude épreuve quand on y réfléchi, je trouve que je vais plutôt bien pour mes nombreux printemps. Les gants  de Michel ont été tès utiles dans la plaine.


Cathédrale en restauration comme beaucoup de monuments sur le chemin.

BERCIANOS à MANSILLA DE LAS MULAS le 21/10


Départ 8h dans le brouillard, pas de pluie mais venteux et froid. Arrivée 14h45. Aujourd’hui étape de 26.6km, très longue ligne droite plate sans repères, c’est pénible mais nous sommes enfin arrivés après 6h45 tout compris. Casse croûte à Reliegos 6km avant Mansilla. Auparavant nous avons rencontré un pélerin et son âne qui revenaient de Santiago ! Wladimir qui voulait le photographier l'a rendu furieux. Rodolphe souffre de son pied et je ne sais si l’un des médecins du groupe des 11 de Rocroi, dans la même albergue que nous, pourra lui faire quelque chose. Où on s’aperçoit que le 11 dispose d’une voiture de location pour la logistique. Cela fait la 9ème année qu’ils marchent depuis Rocroi ; ils étaient une trentaine au départ ! Ils arrêtent à Leon pour reprendre l’an prochain. Les douches sont pratiquement dehors mais ça va.  Au café à côté, où il y a internet, avec Rodolphe et T&M nous prenons l'apéritif. Demain on fait la grande lessive à Leon où je vais m’acheter un second polaire pour nos montées à 1500m. Ce soir les poitevins nous invitent à un dîner qu’ils vont préparer a l’auberge, encore rustique, mais moins que celle d’hier. Une québécoise se joint à nous 4. La pèlerine essayée ce matin tient vraiment chaud, ce sera bien. Plus que 13 étapes, regardez sur le site des Amis du chemin de Saint Jacques les 2 pages de dénivelés ; ce sont nos étapes à venir sauf une ou 2 en plus selon les circonstances. Pas d’inquiétude, Rodolphe, qui a bénéficié des soins d’un toubib, n’est pas fou et moi non plus nous voulons arriver au bout ..... Compostelle pour Bertrand, Finisterra pour Rodolphe.

TERRADILLOS à BERCIANOS le 20/10


Départ 8h15 arrivée 14h. Passage par Sahagun où Rodolphe pose devant le gîte qui est magnifique.
Depuis Fromista c’est un peu le désert, la platitude et la ligne droite. L’albergue où nous nous arrêtons est une très vieille bâtisse en périphérie du village : 1 seul WC et deux douches pour chaque sexe. Nous sommes dans la grande pièce où il n'y a pas de lit à étage. Nous avons marché, 5h45 sous la pluie par un très fort vent de sud et donc la moitie du corps trempé et gelé, mais bon tout est rentré dans l’ordre, même les chaussures qui ont fini par être sèches le lendemain. Le journal dans les godasses c’est très efficace. On pourra repartir au sec.

A Bercianos dans un bar-hôtel proche de l’albergue à l’entrée du village, j’offre l’apéro à Rodolphe et Alberto, un espagnol bien sympa qui va retrouver sa « copine » à Fatima en passant par Santiago, puis déjeuner  d'une bonne omelette patatas arrosée d’une San Miguel, 2 peut être. La pluie est toujours là mais sans vent et il ne fait pas vraiment chaud.
Le dîner est préparé en commun, on offre le vin avec T&M et ceux de Rocroi. Bénédicité entonné par le 11 de Rocroi, présentation de chacun et vaisselle enfin. Le curé du coin est venu dîner avec nous puis clore la soirée par une  prière en commun avant le coucher. Un médecin soigne Rodolphe qui souffre du pied, et pour moi un petit furoncle dans le dos. L'hospitalero, un allemand, est celui qui est penché sur la table avec un pull rouge et regarde l'objectif.

CARION à TERADILLOS le 19/10


Réveil 7h, départ 8h après petit déjeuner rapide au bar du coin. Arrivée a 14h45 après casse croûte je ne sais plus où. 27km dont plus de 20 en ligne droite, c’est saoulant et fatigant. Rodolphe peine. A Terradillos qui est un bled, rencontre du 11 de Rocroi, dont 3 médecins. Gîte privé Jacques de Molay bien, pas de lits à étages. Douche, petite lessive, pieds, bout de sieste et tout est remis en ordre. APRES MIDI LONGUE, rien sur place. Resto sur place correct. Petit déjeuner sur place correct également. Internet trop lent et un seul poste toujours occupé par les 3 américaines qui agacent Rodolphe car elles ne répondent pas à son bonjour.
Je prend en photo Rodolphe qui prend en photo T&M qui etc.